Le Bikini

L’esprit Rock

Lui, c’est Oliv. C’est le patron, et il est à l’image de son bar : rock’n’roll. Ici, on écoute Nirvana, les Black Angels, Pearl Jam, de la soul ou même du rap américain… On y croise la scène locale, on y dévoile ses nouveaux tatouages, on se remémore la fête d’hier, tout en y appréciant des bières pressions américaines et danoises, ainsi qu’un large choix de rhums, de whiskies et de gins. Le lieu lui-même est surprenant. Situé boulevard Trudaine, qui s’apparente à une rue de la soif tant les bars sont nombreux et alignés, le Bikini se démarque dès l’entrée. On doit monter trois petites marches avant de pénétrer dans un lieu exigu et bas de plafond, où l’on peine à s’entendre car oui, la musique ici s’écoute fort. Et quand ce ne sont pas les dernières sélection d’Oliv qui ambiancent la faune, ce sont les concerts, furieusement punk, et malheureusement trop rares. Le lieu n’est pas vraiment adapté, peu importe : le Bikini est rock, c’est ainsi.

Dix ans maintenant qu’il est là, indéboulonnable, dans son jus. On ne vient pas au Bikini pour faire le beau, on y vient pour boire et parler un peu trop fort. On y croise régulièrement les Turbojugend (littéralement, « Jeunesses turbo »), sorte de fan club du groupe norvégien Turbonegro, dont les membres se singularisent en portant une veste en denim arborant leur logo. The Elderberries, groupe de Clermont devenu tout simplement The Elders, ont même tourné un clip en hommage au lieu. Un lieu important pour la culture donc. Et aussi pour la bière. Puis pour le gin. Et on y retourne le lendemain. Pour tout recommencer.

Nico Prat