LieU'Topie

« Construction imaginaire et rigoureuse d'une société, qui constitue, par rapport à celui qui la réalise, un idéal ou un contre-idéal ». Telle est la définition que propose le Larousse du nom commun qu’est « utopie ». Dès 2012, cinq étudiants de Clermont ont commencé à plancher sur le projet d’un lieu qui n’existait que dans leur esprit, mais un lieu qui ne serait surtout pas condamné à rester « imaginaire » et serait appelé à devenir « idéal », ou plutôt « leur idéal ». Un lieu qui rassemblerait ceux qui partagent l’idée et l’envie de partage, un point de chute et un point de départ, un melting-pot d’idées, d’envies, d’échanges et de débats. Sis rue Kessler, à proximité de bon nombre de bâtiments universitaires clermontois, le LieU’Topie fêtera en 2020 ses cinq années d’existence. Dans un cadre où le côté fonctionnel est un atout majeur et à condition d’être adhérent de l’Association (pour la très modique somme de de 3 euros l’année), on y vient pour faire quelques courses à l’épicerie, commander des « SSuper paniers » de fruits et légumes de saison, faire ses lessives et refaire le monde (ou les partiels) autour d’un verre.

Et chaque fin d’après-midi, cet endroit ressemble à un véritable bouillon de culture. Au gré des idées des bénévoles, salariés ou des contributions d’autres associations, on peut participer à un débat philo, à des ateliers « do it yourself », parler espagnol, assister à du théâtre improvisé, applaudir des musiciens du coin. D’ailleurs, parmi ses projets, LieU’Topie planche sur un tremplin et un festival qui porteraient le nom Le Cri Du Bourgeon, un concours entre groupes étudiants, dont les deux « vainqueurs » partageraient une scène Place Louise Bourgeois avec des artistes confirmés et la possibilité d’enregistrer un disque sous l’égide d’un professionnel. Alors oui, pour LieU’Topie, il n’y a aucun doute : mieux vaut vivre ses rêves que rêver sa vie.

 

Christophe Basterra